L'Eglise de Monceaux : Un lieu d'Histoire

Monceaux appartenait au diocèse de Chartres jusqu’à la Révolution française et ce sont les moines chartrains de l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée qui fondèrent la paroisse au XIe siècle. L’abbé de Saint-Jean-en-Vallée a nommé le prieur curé jusqu’en 1790.

L’église remonte donc à l’époque romane. Elle s’ouvre à l’ouest par un porche en plein cintre, très simple, dont l’archivolte est décorée de petits motifs en pointes de diamant. Il était autrefois protégé par un auvent en tuiles appelé « chapiteau ». Les vantaux de la porte présentent une menuiserie à plis de serviette du XVIe siècle.

La nef mesure 14 m. de long sur 7,80 m. de large, elle est séparée du chœur par un arc brisé. Dans sa longueur totale, l’édifice ne dépasse pas 26m, le chœur ayant été rallongé au XVIe siècle. L’église est éclairée par des fenêtres d’origine romane et comportait une porte aujourd’hui murée sur le mur nord. La toiture générale a été rabaissée et recouverte d’ardoise au XIXe siècle. A l’intérieur, la voûte en bardeaux n’a conservé son état ancien que dans le cul-de-four à l’arrière du maître-autel. Le clocher du XVe siècle est constitué d’une flèche effilée montant à 28 m. portée par un « tabouret » de quatre grosses poutres. Il a retrouvé son bardage de bois en essences de châtaignier depuis 1996.


  • Monceaux-au-Perche
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La partie la plus originale du décor est le retable qui est certainement l’un des plus anciens du Perche (époque Louis XIII). Le contraste est frappant entre la simplicité des murs blancs de l’édifice et l’élégance du décor sculpté, rehaussé de peintures en faux marbre et de dorures. La partie centrale est encadrée de deux colonnes corinthiennes couronnées d’un fronton échancré qui porte un pot à feu. Le centre est marqué par une niche formant tabernacle encadré par une peinture délicate représentant l’Assomption de la Vierge au milieu d’anges musiciens. De chaque côté, les portes en plein cintre sont également encadrées de colonnes portant fronton et pot à feu. Elle conserve des menuiseries anciennes avec un décor en pain d’épice de style Louis XIII. Serti dans la verrière de la fenêtre nord du chœur, un délicat petit vitrail du début du XVIe siècle, peint « à la grisaille et au jaune d’argent », figure la Vierge à l’Enfant nimbée de rayons.

Parmi les plus belles pièces du mobilier il faut signaler en premier lieu, la belle cuve baptismale du XIIe siècle en grès décoré en faible relief d’arcatures romanes et de colonnettes. L’autel face au peuple est un coffre des marguillers du XVIIe siècle.

Sur les murs se voient différentes traces de fresques qui décoraient autrefois l’église, notamment sur le mur nord une grisaille en damier dont la restauration est le prochain objectif de l’Association, avec celle de la litre seigneuriale dont seul un panneau a été dégagé présentant les armoiries de Pierre Gagnat de La Couronne, baron de Longny (†1749).

Dernière curiosité de l’église de Monceaux, le clocher renferme la plus ancienne cloche de Basse-Normandie : 1568. Une inscription livre les noms de Jacques de Commargon et de sa femme, Renée de Gruel, père et mère de Denise de Commargon qui épousa en 1567 Martin de Marescot et mourut l’année suivante en mettant au monde une fille, nommée Marguerite. La cloche porte donc quatre blasons : Commargon, Gruel, Marescot et mi-parti Marescot-Commargon.


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